Cet atlas génétique vous montre d’où viennent vos ancêtres

Durant des milliers d’années, les groupes humains se sont fragmentés, déplacés, mélangés, à tel point qu’il est aujourd’hui difficile de déterminer d’où venaient vos ancêtres. Heureusement, cette nouvelle carte vous aidera à y voir plus clair dans vos...

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déc. 1 2016, 8:00am

Les groupes humains possèdent tous une histoire longue et complexe. Si l'humanité est née en Afrique, elle s'est rapidement différenciée en différents peuples. Certains se sont mélangés avec les Néandertaliens, d'autres non. Certains se sont dirigés vers l'actuelle Russie, tandis que d'autres encore ont pris l'Europe comme terre l'élection. Durant des milliers d'années, les humains se sont fragmentés, déplacés, mélangés, à tel point qu'il est aujourd'hui difficile de déterminer d'où venaient nos ancêtres. Heureusement, cette nouvelle carte vous aidera à y voir plus clair dans vos origines génétiques.

L'atlas en question a été conçu par des chercheurs de l'Université d'Oxford et du College London, et couvre 4 000 ans de migrations et de reproduction humaines pour 95 populations différentes d'Europe, Asie, Afrique, et d'Amérique du sud.

Pour la constituer, les chercheurs ont analysé l'ADN de près de 1 500 personnes, avant de remonter à leurs origines génétiques. Cet ADN a ensuite été comparé avec d'autres afin d'examiner de possibles similitudes.

Les résultats de cette étude, accompagnée d'un article publié dans Science, nous offrent un point de vue singulier sur l'histoire humaine. La carte vous indiquera, par exemple, que l'Irlandais moyen est à 9% grec, 4% italien, 45% écossais, et 26% norvégien.

L'atlas montre également à quel point les événements historiques façonnent la génétique humaine. Vous saviez sans doute déjà que Gengis Khan et les hordes mongoles avaient répandu leurs gènes un peu partout en Eurasie ; mais saviez-vous aussi que le Turc moyen est à 3,7% mongol, et que le Ouïghour de Chine occidentale, l'est quant à lui à hauteur de 25% ?

La carte concorde plutôt bien avec les théories sur les migrations humaines établies jusqu'ici, à quelques surprises près. « Parce que notre approche est basée exclusivement sur des données génétiques, elle propose des informations indépendantes des sources historiques et archéologiques. Nous avons ainsi découvert quelques brassages génétiques que nous n'avions pas anticipés, » explique Simon Myers, de l'Université d'Oxford.

De fait, cet atlas nous raconte toutes sortes d'histoires génétiques, et illustre par exemple la traite arabe du 7e siècle, en lien étroit avec la Route de la Soie et la conquête espagnole. Pas de doute, il vaut le coup d'œil.